Hier soir j'ai eu l'immense chance de réaliser un de mes plus grands rêves de ces derniers mois: voir Damien Rice en concert ! Happy face, me voilà parti au Grand Rex pour assister au show qui commencait a 19h30. J'avais déjà pu assister, grâce à un heureux hasard de circonstance, à la toute fin du concert à Lille il y a deux semaines, comme une sorte de mise en bouche auditive.

Damien RiceDès 19h45, la salle est comble. Première partie interpretée pendant une heure par The Magic Numbers. J'avais déjà pu écouter leurs albums auparavant et donc je savais que je n'accrocherais pas plus que ca: même en concert, ca se confirme, j'ai du mal.

Damien arrive enfin sur scène seul vers 21h. Il commence par Le professeur et la fille danse, et se permet d'avoir le hoquet ;-). Les autres membres du groupes le rejoignent: Vyvienne, Shane, Tomo et Joe. Et là c'est le drame: je me rend compte que Lisa n'est pas là ! Grosse déception, puisque c'est Damien qui chante à sa place, et une partie des chansons perdent de leurs saveurs. :-(

Le concert se déroule, avec, en vrac, Volcano, Elephant, Rootless tree, Older chests, Woman like a man, The Blowers' Daughter. L'interprétation est bonne, parfois un peu brouillon (c'est mon avis) et Lisa manque cruellement. Peu après, l'irlandais surprend la salle: il débranche sa guitare, s'avance sur la scène, juste devant le publique, et se met à jouer Cannonball, unplugged, seul, sans micro. La salle fait silence, et le rendu est frissonant.

Petit pause pour le groupe quand Damien laisse la place à Vyvienne qui chante une de ses chansons: Random Man on the Motorway, que j'ai trouvé plutôt sympa.

Au bout d'une heure de concert, le premier rappel a lieu, et la troupe revient doucement sur scène pour interpreter le reste des chansons: 9 Crimes, Delicate, I remember. Damien réclame du french wine, alors tout le groupe est servit. Il nous raconte ses aventures parisiennes, trinque en lancant un "cheers !" et enchaîne sur Cheers, darlin', évidemment, sans guitare, la cigarette dans une main et le verre de vin dans l'autre, titubant.

Damien continue ses histoire sur l'irlande, sa puberté et enchaîne sur Me, My yoke and I, interpretée à merveille. Il invite ensuite The Magic Numbers, dont c'était la dernière fois qu'ils jouaient en première partie des concerts de Damien, et interprètent I shall be released de Bob Dylan tous ensemble.

Le concert se terminera vers 23h sur un dernier rappel avec un mélange de Animals were gone et Sleep don't weep, puis sur sa fameuse réécriture de Ne me quitte pas de Brel.

Au final un très bon concert, même si Lisa manquait cruellement et que Damien semblait un peu dans sa bulle, inaccessible et parfois presque distrait.